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Efficacité et puissance

Efficacité
L'efficacité d'un système (enceinte) se traduit par le volume sonore qu'il délivre en fonction d'une puissance électrique. Pour une même puissance, plus l'efficacité est importante, plus le niveau sonore obtenu est important.
L'efficacité se mesure en dB. Un micro, relié à un appareil de mesures, est placé à une certaine distance de l'enceinte (en général à 1 mètre), dans l'axe des haut-parleurs.
Les mesures de notre sonate nous ont donné les chiffres ci-dessus.
Pratiquement,    comment    le déterminer ? L'efficacité    d'une    enceinte    est indiquée dans ses caractéristiques de la façon suivante : Efficacité: 95 dB pour 1 watt à 1 mètre.

Ex. : Détermination de la puissance d'amplificateur nécessaire. a. pour un volume sonore de 103 dB Efficacité: 1 watt -> 95 dB à 1 m. 103 -95    = 8 dB
8 dB -> 6,31 (rapport en puissance) Puissance nécessaire : 6,31 watts -> 103 dB à 1 m. b. pour un volume en crête de 115 dB
Efficacité: 1 watt -> 95 dB à 1 m. 115 -95    = 20 dB
20 dB-^    100 (rapport de
puissance) Puissance de crête nécessaire : 100 watts -» 115 dB à 1 mètre.

 

b. puissance de crête 115 dB Efficacité: 1 Watt -* 80 dB
115-80 =35dB 35dB->3    162 (rapport de puissance)
Puissance de crête nécessaire : 3 162 watts donne 115 dB à 1 mètre Il nous faut donc un amplificateur de 3 162 watts, soit dans le meilleur des cas: 3 162 : 4 = 800 watts!!!
Ne parlons pas de notre pauvre enceinte dont les haut-parleurs risquent fort de griller dès le premier disque...

Notons tout de suite la différence fondamentale entre puissance de crête et puissance continue.
Un bon amplificateur donne, en crête, environ 3 fois sa puissance efficace. (Il existe beaucoup d'amplificateurs qui ne donnent que 2 fois leur puissance efficace, comme il en existe qui arrivent à 4.)
Cette puissance est brève, lors des attaques des marteaux aux pp
Dans notre enceinte de 95 dB d'efficacité, un amplificateur de 35 watts de puissance efficace suffit.

Une efficacité de l'ordre de 92 à 96 dB est donc nécessaire pour écouter confortablement un enregistrement à forte dynamique (musique classique).
Si vous possédez déjà un amplificateur d'une certaine puissance, vous pouvez déterminer l'efficacité minimale des enceintes parmi lesquelles vous pour- rez faire votre choix.
Ex. : Vous possédez un amplificateur de 20 watts de puissance efficace et de 60 watts de puissance de crête. Sur notre échelle, vous pouvez trou- ver directement le gain en puissance de l'amplificateur, soit:
20 watts = 13 dB
60 watts = 18 dB Et nous désirons 103 et 115 dB

Niveau, hauteur et courbe de réponse

Niveau, hauteur et courbe de réponse

La 48e mesure de l'Appassionata commence par une note assez aiguë:un«fab»-Ce«fab»est une vibration de 2637Hz. De la 48e à la fin de la 50e mesure,trente-six notes vont nous faire descendre jusqu'à un «si b» assez grave: 116,5 Hz. Toutes ces notes sont jouées pp, c'est-à-dire légèrement (avec la même force. Ici, se manifestent deux effets.
Le premier est la différence de niveau sonore entre le «fa b » (2637 Hz) et le «si b » (116,5 Hz). Le son grave est bien plus puissant que l'aigu pour la même frappe. Vous l'avez sans doute constaté sur un piano: en frappant une touche aigue, et aussi- tôt une touche grave, avec la même force, le son grave est bien plus puissant. Ceci existe
de réponse, chaque note sera jouée normalement, dans le cas, bien entendu, où l'on écoute au niveau    réel    d e    l'instrument (sinon, il faudrait tenir compte de courbes de sonorité équivalentes - courbes de Fletcher, etc.). Mais si la courbe a un «trou» de 4 dB entre 400 et 440 Hz, et une «bosse» de 3 dB entre 700 et 800 Hz, tout est différent

Optimisation des enceintes à charge symétrique

Optimisation des enceintes à charge symétrique
Philippe Augris et Dominique Santens
C'est aux Etats-Unis, vers 1953. que l'enceinte à charge symétrique vit le jour. Baptisée du sixte ASW.(AcousticSuperWoofer),cette enceinte obtint un succès retentissant,et pour cause,on voyait alors dans cette nouveauté l'un des rares systèmes capable de reproduire les très basses fréquences avec un minimum de distorsion. Depuis, ce type d'enceinte a fait carrière, soit comme voie d'extrême grave dans les systèmes triphoniques. ou plus classiquement dans les enceintes conventionnelles.
Sur un plan purement technique, contrairement aux enceintes closes et bass reflex. elle n 'a jamais été, à notre connaissance, l'objet d'optimisation, aussi nous proposons-nous d'en faire l'étude théorique. Partant ensuite de l'excellent principe qui veut que toute théorie doit    être la base d'une bonne pratique, nous exposerons une méthode de calcul de ce type d'enceinte pour terminer sur l'évaluation des performances que l'on peut en attendre comparativement au système clos ou bass refflex.

La suite ici

LA MUSIQUE A LA SOURCE...

LA MUSIQUE A LA SOURCE...
Avant d'expliquer chaque caractéristique, et pour une meilleure compréhension, il est intéressant d'étudier schématiquement le son à reproduire.
Prenons un exemple concret: un piano, instrument que nous avons tous à l'oreille. Ses caractéristiques sont intéressantes: il couvre un grand nombre d'octaves et possède une dynamique importante. Ce piano -quart de queue- joue la Sonate 23 de Beethoven en fa mineur: Appassionata. Notre but est de ne déceler aucune différence entre l'instrument et le son produit.

 

C'est la définition de la haute- fidélité.

Cabasse : le choix d une enceinte

Cabasse : le choix d une enceinte 1977

Soyez prudent! Ce choix est le plus délicat et de lui découle en majeure partie la qualité générale de votre chaîne.

Dans la plupart des cas, les enceintes Cabasse sont un second achat, donc le fruit d'une expérience et d'une réflexion.

Pour juger du modèle qui vous convient, il vous faut connaître ses caractéristiques, et il vous faut écouter dans des conditions semblables les différents modèles qui vous intéressent. Avant de lire toute caractéristique, soyez réellement conscient des points suivants :

- une enceinte est définie par un ensemble de caractéristiques issues de calculs et de mesures qui, pris individuellement, ne sont aucunement l'image de la qualité générale de celle-ci;

- les méthodes de mesures varient suivant chaque constructeur et leur représentation est par-là même différente.

Ex. : un rendement de 93 dB donné pour deux enceintes ne veut rien dire par lui-même. En effet, 93 dB est le le niveau sonore qu'elle délivre, - le rapport prix amplificateur/prix enceintes ne doit pas être déterminant.- Seul inter-vient une notion de budget global dans lequel chaque maillon est choisi en fonction de la qua- lité de l'enceinte,

- le nombre des haut-parleurs n'est pas fondamentalement déterminant de la qualité,

- des théories à la mode mettent l'accent sur de très bonnes caractéristiques et laissent dans l'ombre d'autres mesures indispensables et sans lesquelles ces caractéristiques n'ont aucun sens.

Ex. : étude d'une enceinte en impulsions sans connaissance de la largeur de cette,impulsion, ni de sa fréquence de reproduction. Voir page 8 la «Réponse en impulsions».

- certaines théories très alléchantes ne sont vérifiées que si l'on respecte les hypothèses de départ.

Tout savoir sur les enceintes par CABASSE sans jamais avoir oser le demander

Tout savoir sur les enceintes par CABASSE sans jamais avoir oser le demander

1-POURQUOI LES MEILLEURES ENCEINTES ONT-ELLES UN GRAND VOLUME ?

PARCE QUE PLUS LE SON EST GRAVE ET PUISSANT, PLUS LE VOLUME D'AIR MIS EN MOUVEMENT EST IMPORTANT.

POUR REPRODUIRE LES BASSES REELLES D'UN INSTRUMENT DE MUSIQUE, IL FAUT QUE L'ENCEINTE PRODUISE DANS LA PIECE D'ECOUTE LE MEME NIVEAU SONORE. CECI N'EST POSSIBLE QUE SI LA SURFACE DE MEMBRANE DES HAUT-PARLEURS DE GRAVES EST GRANDE CE QUI ENTRAINE UNE ENCEINTE GRANDE.

Le volume d'air déplacé par les fréquences graves est considérablement plus important que celui déplacé par les aigus ; ceci explique pourquoi tous les instruments graves sont de grande taille (contrebasse, grands tuyaux d'orgue, grosse caisse, etc.).

C.O.N.T.I.N.U.E.R...

Attaques, réponses en impulsions

Attaques, réponses en impulsions

'Reprenons les mêmes mesures. Lors des accords, nous avons parlé d'attaques très vives, de puissances de crête. Ces instants sont très brefs. Si l'on diminue la rapidité de ces attaques, la musique devient molle, même si le niveau est respecté.

Un coup de cymbale peut être plus facile à comprendre. Le niveau sonore est très important (de Tordre de 120 dB). La briè- veté de l'attaque est saisissante. Si notre système est long à répondre aux signaux enregis- trés, ces accents sonores vont se transformer en bruits importants, certes, mais n'ayant plus aucun rapport avec le son origi- nal. Ceci est analysé par les réponses en impulsions.

L'écoute d'un piano est significative à cet égard. L'attaque de chaque accord se sent, si la réponse en impulsions est bonne. Quand elle est mauvaise, on a l'impression que la pédale est restée enfoncée... et

que l'on a affaire à une sonorisation.

Influence de la pièce, réverbération

Influence de la pièce, réverbération

Dans cette étude, schématique répétons-le, il a été fait abstraction de la pièce.Vous savez fort bien que chaque pièce a une acoustique spécifique. Elle dépend de sa dimension, de la nature des murs, du sol, des meubles, de leur disposition, etc.

Les sons reproduits par notre piano se propagent dans la pièce, se réfléchissent. Il existe une réverbération qui s'ajoute aux sons directs.

Pour transmettre le son réel du piano, on ne peut l'enregistrer dans la pièce dans laquelle il sera reproduit. En effet, la première réverbération serait enregistrée par le micro. Elle s'additionnerait ensuite à celle de

la reproduction. La solution à adopter est d'enregistrer dans une salle neutre, à faible taux de réverbération Si l'on dispose les enceintes dans une salle comparable à l'étude que nous venons de faire. Un concert fut organisé pour montrer le niveau de qualité atteint par la haute- fidélité dans le monde. A cet effet, le Hifi Institute décida de présenter en concert l'octuor de Mendelssohn, mais par quatre instrumentalistes seulement. Ceux-ci avaient auparavant enregistré quatre voix. Lors du concert, deux enceintes jouaient ces quatre voix, et les instrumentalistes les quatre autres.

Personne ne put déceler une différence !

Timbre et coloration

Timbre et coloration

Le pianiste joue les deux premières notes, simultanément. Ces deux «do», l'un à 532 Hz et l'autre à 131 Hz sont des fonda- mentales. Ces fondamentales sont créées par les vibrations des
seules cordes frappées. Instantanément, d'autres cordes créent des harmoniques qui sont le timbre de l'instrument. C'est-à-dire
sa beauté, ou sa médiocrité. Ces harmoniques s'entendent jusqu'à 20 000 Hz. Modifier ces harmoniques, c'est trahir l'instrument, le colorer. C'est le principal défaut de multiples enceintes.

Timbre et coloration

Timbre et coloration

Les courbes de réponses et les caractéristiques donnent très peu d'images de la coloration.

Ecoutez les enceintes au même volume et, si possible, disposées de telle façon que les haut-par- leurs d'aigus soient à la hauteur de vos oreilles.

La parole est un très bon test.

Mais il vous faut aussi écouter un piano et un violon. Méfiez-vous des disques de démonstrations. Le clavecin et l'orgue ne sont pas de très bons tests de coloration. Rejetez toute musique à base de synthétiseurs et d'instruments amplifiés (guitare électrique, etc.). Cette «musique d'effet» est réalisée au travers de haut-parleurs, donc a priori, déjà colorée. Elle est très facile à reproduire par d'autres haut-parleurs.

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