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L'histoire de la revue du son |
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| L'histoire de la revue du son |
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La nouvelle revue du Son présentée par EMAP,le groupe qui la posséde. La Nouvelle Revue du son,éditée par Emap Alpha, change de titre avec son numérode septembre pour devenir La Revue du son et du home cinéma.Le mensuel, qui garde la même pagination, proposera désormaisdans chaque numéro des dossiers spéciaux sur l'audio etle home cinéma (DVD, écran 16/9e, etc.). De son côté,la section Home Cinéma muscle ses pages consacrées auxtests. La Revue du son et du home cinéma annonce une diffusionmoyenne mensuelle de 22 500 exemplaires. mensuel crééen 1953 sous le nomNouvelle Revue de son par Georges Giniaux, directeur deséditions Chiron (infos),puis repris par les éditions Fréquence, acquis en 1994(éditions Fréquence), aujourd'hui elle appartient au groupe EMAP.
La vrai histoire de la revue du sonAprès la lecture d'un récent mensuel spécialisé dans le son et le home cinéma,il m'a paru important de mettre les choses au point en ce qui concerne la célèbre"Revue du Son" qui fut à l'origine du développement de la Haute-Fidélité en France dans les années cinquante/soixante. On ne parlait évidemment pas à l'époque de "Home Cinéma"..., le magnétoscope n'ayant fait son apparition dans les chaumières qu'à la fin des années soixante-dix (le VHS date de 1975).La "vraie" Revue du Son a vu le jour en avril 1953 grâce à Georges Giniaux (directeur des éditions Chiron), à Lucien Chrétien (directeur technique) et à Maxime de Cadenet (rédacteur en chef). Dès les premiers numéros, le Conseil de rédaction avait rassemblé les plus grands noms du monde du SON :
- Jean-Jacques Matras (Ingénieur général de la Radio-Télévision française), - José Bernhart (Ingénieur des Télécommunications, chef du service "Prise de Son" à la RTF),
- A. Moles (docteur ès sciences, ingénieur I.E.G, licencié en psychologie et acousticien),
- François Gallet (Ingénieur des télécommunications, chef du service "Enregistrement magnétique" à la RTF), - Jean Vivié (ingénieur civil des mines, professeur à l'école technique du cinéma).
D'autres les ont rejoints comme André Didier (Professeur au Conservatoire des Arts et Métiers de Paris), René Lehmann (Professeur à la Faculté des Sciences,Directeur de l'Institut de Technologie du Mans), Pierre Loyez (Inspecteur Principal des Télécommunications au Centre d'études des télécommunications), André-Jacques Andrieu (de l'INRA de Jouy-en-Josas) et Pierre Lucarain (Ingénieur électronicien à la direction des Centres d'expérimentations nucléaires). C'est avec ce dernier que j'ai réalisé pour la Revue du Son le banc d'essai du premier Revox A 77 arrivé en France (il a été publié dans le numéro 203 de mars 1970). En 1953, il existait aussi une petite revue destinée aux chasseurs de sons. Elle était domicilée à la "Phonothèque Nationale" (19 rue des Bernardins - Paris) et avait été fondée par Jacques Bureau et Jean Thévenot. Ce dernier était le créateur de l'émission "On grave à domicile", devenue par la suite la célèbre émission "Aux quatre vents" qui est restée pendant cinquante années la tribune appréciée des amateurs d'enregistrement sonore sur les antennes de la RTF, puis de l'ORTF, et enfin de Radio-France.Certaines prises de son sont devenues célèbres comme celles de l'inventeur du "Nagra", Stefan Kudelski, (le bourdon de Notre-Dame de Paris), de Francis Jeannin (Les Merles des Indes), de votre serviteur ("Marc au cinéma", enregistré en 1961, qui eut les honneurs du "Canard Enchaîné" après sa diffusion en 1962)et de combien d'autres.... On se demande d'ailleurs pourquoi cette émission a été supprimée en 2002...! Dès la fin de l'été 53, cette petite revue fusionna avec le mensuel créé par Georges Giniaux qui, à cette occasion, prit le nom de "Revue du Son - Arts et Techniques sonores" (première revue française d'électro-acoustique). Jean Thévenot devint Conseiller artistique tandis que A. Moles et Lucien Chrétien prenaient le titre de Conseillers scientifiques.Chaque revue était donc partagée en deux : - Électro-acoustique (rédacteur en chef : Rémy Lafaurie) - Arts sonores (rédacteur en chef : Jean-Marie Marcel). Jean-Marie Marcel, dont l'oreille était redoutable, effectuait les bancs d'essai des enceintes acoustiques (c'était le fils du philosophe Gabriel Marcel). La Revue du Son accueillit aussi les informations concernant l'AFDERS (Association Française pour le Développement de l'Enregistrement et de la Reproduction Sonores) qui organisait des séances techniques de prise de son. Pour le numéro 7 (octobre 1953), Jean Cocteau accepta même de se faire enregistrer et ses propos furent publiés sous le titre "La civilisation sonore". Il termina ainsi : "L'homme sera un jour terrifié de se rendre compte que ses cellules sont aussi éloignées les unes des autres que les astres, qu'il est un infini, une sorte de nuage ou, pour être plus clair, un filet de pêche traversé de toutes parts par ces ondes bruyantes et imagées que nous ne savons entendre ni voir" (Jean Cocteau - Revue du Son n°7 - octobre 1953).
C'était il y a 50 ans...
Mais la renommée de La Revue du Son s'étendit très vite hors des frontières. Elle eut rapidement un correspondant en Belgique (Jacques Dewèvre) et un autre en Suisse (Claude Luthy). Puis, dès l'année 62, Émile Garin devint correspondant pour le Canada et les USA (il demeurait à Brooklin 21 – N.Y.). À la fin des années soixante, c'est Jean Hiraga - de Kobé - qui devint correspondant pour les nouvelles du Japon. Ce n'est qu'à la fin des années soixante-dix que l'ancienne "Revue du Son" fut rachetée par un nouvel éditeur. Elle prit alors le nom de "Nouvelle Revue du Son" avec une autre équipe de conseillers et de rédacteurs. Jean Hiraga fut nommé rédacteur en chef et vingt ans plus tard, en 1999, elle changea encore une fois de nom pour devenir la "Revue du Son et du Home Cinéma". Il était donc nécessaire d'apprendre aux générations actuelles que "La Revue du Son & du Home Cinéma" n'est pas née en 1953 car elle n'est en rien comparable, ni dans la forme ni dans l'esprit, à la "Revue du Son" qui fut pendant 25 ans la plus recherchée parmi les revues d'électro-acoustique en langue française. Les articles qui ont été publiés dans ses pages sont encore aujourd'hui des documents irremplaçables pour les passionnés de "Haute-Fidélité" (dans tous les sens du terme...).
(C) C. Gendre (31/8/2003)
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