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Restituer le meilleurdu son.Avec les enceintes, l'amplificateur restait le seul élément analogique de nos chaînes hi-fi. Or, une petite puce vient de le doter du numérique. Résultat : une qualité audio qui révolutionne l'écoute musicale. Un son à l'incroyable ciselé, dote d'une clarté incomparable, exempt de toute distorsion et présentant une dynamique jamais atteinte à ce jour. C'est ainsi que l'on pourrait résumer l'écoute offerte par le prototype du nouvel amplificateur hi-fi conçu par la société française CL3. Jacques Vallienne, expert du matériel haute-fidélité haut de gamme, n'hésite pas à déclarer : "A l'écoute, les prestations de cet amplificateur ont dépassé tout ce que nous étions capables d'imaginer. La dynamique est incroyable, seuls les instruments écoutés en direct semblent pouvoir l'égaler. Cette puce CL3 de 4 x 4 cm et 5 mm d'épaisseur délivre 145 watts efficaces. " Autre point frappant : bien que doté d'une puissance généreuse de deux fois 145 watts efficaces, le prototype est d'un encombrement réduit, sa taille se rapproche davantage de celle d'un dictionnaire ou d'un gros live que de celle d'un amplificateur haute-fidélité de cette puissance. Le secret de ces performances et de cette compacité : le traitement intégralement numérique du signal sonore au sein de l'appareil, via un petit microprocesseur révolutionnaire. Benoît Lejars, fondateur de la société CL3, se veut d'ailleurs très clair : ÇA CHANGE QUOI ? L'amplificateur numérique est aux amplis classiques ce que fut le disque compact au microsillon : une aubaine pour le grand public amateur de musique, qui va pouvoir profiter d'une nette amélioration de la qualité du son et d'un gain de place important, puisque la puce qui se trouve au cœur de l'ampli numérique permet de réduire notablement l'encombrement de l'appareil. En effet, en raison de son rendement très élevé, l'ampli numérique ne "gaspille" que très peu d'énergie en chaleur, ce qui permet de le miniaturiser. Enfin, non seulement cette nouvelle technologie apporte aux chaînes hi-fi le dernier module numérique qui leur manquait encore pour aboutir à une parfaite cohérence de l'ensemble, mais à terme, l'appareil devrait également offrir un rapport qualité/prix bien supérieur à celui de l'analogique. Ultracompact, ce prototype d'amplificateur CL3 délivre un son d'une qualité jamais atteinte. Il préfigure la haute-fidélité de demain. "Notre but n'est pas de présenter un produit fini sous notre propre marque. Nous ne jouissons pas de la renommée des grands constructeurs. En revanche. nous souhaitons proposer notre puce informatique pour qu 'elle devienne le cœur des produits de demain. " LA FIN DES AMPLIS ANALOGIQUES D'ORES ET DÉJÀ PROGRAMMÉE ?Etant donné l'indéniable amélioration de la qualité sonore qu'elles offrent. mais aussi leur prix élevé, les puces numériques CL3 seront clans un premier temps proposées sur des produits haut de gamme. Comme pour tout composant électronique, les premiers exemplaires seront probablement chers, mais dans la mesure où. sur le marché du silicium, les coûts de production tendent à s'effondrer dès que l'on entre dans la production de masse, on peut s'attendre à ce qu'apparaisse, à court tenue, une génération d'amplificateurs numériques moins chers. Ils pourront alors concurrencer les modèles analogiques et, très probablement, les détrôner peu à peu. D'où provient l'étonnante qualité de cette technologie ? C'est simple : le traitement du signal est radicalement différent. Pour comprendre, il faut savoir que l'amplificateur analogique agit un peu comme une "loupe électrique" : il convertit en tension électrique les données numériques issues d'un lecteur de CD ou autre, puis amplifie cette tension à l'aide de ses transistors, ces données sont transformées en impulsions électriques envoyées aux haut-parleurs. Cela étant, lorsque Ion mesure les caractéristiques des appareils analogiques
'Notre puce est destinée à devenir le cœur des produits hi-fi de demain" Ce "grossissement" ne va pas sans quelques altérations du son. Rien de semblable avec l'amplificateur numérique : il traite directement chaque donnée issue du lecteur. Son microprocesseur ( Digital Signal Pro-essori recalcule en temps réel de nouvelles données en fonction du volume d'écoute choisi, et ensuite seu-giques. elles frisent l'irréprochable. Comment expliquer alors les différences de qualité entre les deux procèdes. perceptibles par l'oreille humaine ? En étudiant les subtilités de fonctionnement, notamment la réponse aux "transitoires", c'est-à-dire la modification brutale de puissance que doit délivrer l'amplificateur lors de l'attaque d'une note. Dans un amplificateur analogique, les transistors fonctionnent en mode "linéaire" : ils sont toujours sous tension, amplifiant le signal électrique. Du coup, lors des transitoires. ils subissent une brusque variation de puissance qui entraîne une élévation de leur température et bouleverse brutalement leurs paramètres électriques. Bien qu'un système de compensation vienne pallier ces dérives des paramètres, ce phénomène peut nuire ponctuellement à la linéarité de l'amplification. ![]() Dans un amplificateur numérique. le problème ne se pose pas. Les transistors se contentent de commander. ou non, le passage d'un courant électrique. à la manière de simples relais. Le fait qu'ils doivent rester "ouverts" ou "fermés" plus ou moins longtemps ne modifie en rien leur comportement électrique. L'apparition de transitoires n'affecte donc pas le comportement global de l'amplificateur. LE DÉFI DE LA MINIATURISATIONAutre avantage : les transistors n'ont plus besoin des encombrants "radiateurs à ailettes" qui refroidissent les amplis analogiques. Non seulement ils ne chauffent plus, mais en outre, le gain de place et de poids devient patent. "Si la réaction aux transitoires affecte la restitution du signal, on peut penser que ce phénomène peut aussi se produire, à moindre échelle, pour toutes les variations de dynamique un peu marquées", expliquent René Lambru-schi et Nicola Lomuto, les deux concepteurs de l'amplificateur numérique de CL3. Comme la température des transistors ne varie plus avec la dynamique, en amplification numérique. chaque instrument se "détacherait" mieux, expliquant l'incomparable ciselé du son. Il n'y a aucune certitude en la matière, car ces phénomènes très subtils sont difficiles à quantifier. D'ailleurs, on connaît déjà l'étonnante qualité de restitution sonore des amplis à lampe qui, eux non plus, ne souffrent pas de ces dérives des paramètres. Un autre point pourrait également expliquer le gain de qualité : le rayonnement électromagnétique généré par les liaisons électriques entre les composants internes de l'amplificateur. Dans un appareil analogique, ces rayonnements internes suivent les vibrations sonores, donc la musique, qui a alors tendance à "interférer avec elle-même". Mais en numérique, les tensions n'ont aucun lien direct avec le signal sonore puisqu'il s'agit ici de données. Elles ne l'affectent donc plus.
Pour atteindre cette perfection sonore, les ingénieurs de CL3 ont dû surmonter de nombreux problèmes techniques. Ainsi, pour que les impulsions de commande des haut-parleurs soient imperceptibles, ils ont dû leur donner une fréquence très élevée. Les transistors devaient donc commuter très rapidement des courants importants sous des tensions élevées. "Notre travail a porté sur l'optimisation de ce qu 'on appelle la topologie de 'l'étage de sortie', c'est-à-dire l'agencement des transistors qui délivrent les impulsions aux haut-parleurs." René Lambruschi et Nicola Lomuto n'en diront pas plus. Les brevets sont encore en cours de dépôt. Précisons quand même que cette nouvelle architecture électronique permet de faire "travailler" l'amplificateur à une fréquence de 500 ki-lohertz, en conservant un rendement électrique supérieur à 97 %. Cela signifie que, sur les quelque 145 watts que délivre l'ampli, seuls 4,5 watts sont dissipés en chaleur, alors que cette valeur aurait dépassé 97 watts sur un amplificateur traditionnel. Encore à l'état de prototype, l'amplificateur de CL3 inaugure certainement une révolution dans le monde de la hi-fi. D'autant que la miniaturisation qu'il autorise permettra de lui trouver de multiples applications, notamment au sein d'appareils portables. Ce produit ce nomme gemicore et il est en vente ici : www.cl3.fr Un kit complet est disponible chez audiophonics.
La présentation à l'aes du module gemincore
Transistor : inventé en décembre 1947 par William Bradford Shockley, Walter H. Brattain et John Bardeen, cet élément en silicium amplifie le courant, il module l'intensité d'un courant, dit de sortie, proportionnellement à celle d'un courant de commande, dit d'entrée. Il peut fonctionner soit en linéaire, soit en commutation. En linéaire, il y a proportionnalité constante entre les courants de sortie et d'entrée, tandis qu'en commutation, il fonctionne en "tout ou rien". |
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