Amplificateur
Wadia 860 |
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Depuis 2 ans, les câbles hellskey hifi vous apportent des progrés significatifs sur votre installation hifi. Liaisons asymétriques,symétriques, câbles secteurs et haut-parleurs.
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Depuis son arrivée dans nos murs, le 860 n'a pas eu le loisir de refroidir. Les mythes ont décidément la peau dure. Il est vrai que Wadia occupe depuis longtemps une place à part dans le monde des lecteurs de CD. Son premier produit, le convertisseur 2000, tranchait tellement avec ses concurrents qu'il créa un véritable précédent. Le numérique a considérablement évolué depuis, et même si tout le monde ne jure plus que par le «24 bits/96 kHz» (que le 860 décode d'ailleurs parfaitement), il est étonnant de voir à quel point le vieux standard « 16/44.1 » a encore des choses à dire.
haute fidélite 1999.
Trop vite enterré par les nouveaux formats, le CD tel que nous le connaissons n'a pourtant pas terminé sa carrière. Les constructeurs comme Wadia ont parfaitement intégré cette donnée fondamentale. Fermement ancrée dans le présent, la firme américaine ne perd pas de vue l'avenir (elle a récemment acheté la société Ultra Analog). A preuve : toutes ses machines sont compatibles avec les hypothétiques nouveaux standards. Wadia a toujours offert de sérieuses garanties à ses clients afin qu'ils puissent se concentrer sur les bienfaits musicaux de leurs appareils en laissant les conjectures aux autres. Le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est bon, on est bon.
Philosophie technique Il n'y a pas de doute à avoir. Derrière la nouvelle ligne de lecteurs de CD intégrés Wadia se cache une réelle philosophie que le constructeur a habilement déclinée sur la gamme. Remarquons au passage que cette philosophie atteint son paroxysme sur les éléments séparés, mais là, c'est une autre histoire. Si les ingénieurs de la marque avouent développer de nouveaux concepts techniques à chaque nouvelle gamme, cela ne les empêche absolument pas de conserver le bénéfice de toutes les recherches menées depuis la création de la société. De ce fait, Wadia est aujourd'hui à la tête d'une masse assez considérable d'informations techniques et a acquis un savoir-faire à faire baver d'envie tout un team d'ingénieurs de la Silicon Valley.
D'autant que les recherches de Wadia ne se bornent pas à la haute-fidélité mais touchent des domaines aussi sensibles que les télécommunications ou le traitement de l'image. Chaque nouvelle technique est mise à l'épreuve des mesures, puis de l'écoute, et seules sont retenues celles qui passent brillamment les deux épreuves. DigiMaster, Direct-Connect & Cie
Architecture modulaire et mécanique de précision Le 860 est construit de façon totalement modulaire afin de se plier aux éventuelles évolutions que le constructeur ne manquerait pas de faire. Ainsi trouve-t-on des I circuits séparés pour chaque fonction : circuits d'entrée et de sortie, conversion numérique analogique, afficheur et asservissement de la mécanique. Tout le logiciel de la machine est reprogrammable de façon à collera toutes les éventuelles modifications ultérieures. Enfin, le panneau arrière peut être totalement reconfiguré pour faire face à l'apparition de nouveaux connecteurs. La proximité des circuits aidant, les bruits numériques polluent parfois les fragiles signaux analogiques.
Pour éviter cela, Wadia a agi en trois points sur le 860. Tout d'abord, des ferrites ont été logées à des endroits clés pour prévenir les bruits hautes fréquences qui s'échappent de certains circuits bruyants, comme les afficheurs fluorescents ou les microprocesseurs. Ensuite, le 860 intègre un puissant filtre Schaffner. Ce dernier empêche les bruits hautes fréquences émanant du secteur d'entrer dans le châssis du lecteur. Mais il évite aussi que les bruits numériques sortent du lecteur pour aller parasiter les autres maillons sensibles comme les amplificateurs. Enfin, le 860 est doté de deux transformateurs consciencieusement blindés. Le premier alimente la mécanique et l'asservissement, le second est dédié aux circuits d'asservisement de la conversion. La localisation des transformateurs elle-même peut prêter à controverse. Quand le transformateur est à proximité du circuit qu'il alimente, il permet un afflux rapide et important de courant sur une infime impulsion. Malheureusement, il génère également d'importantes vibrations mécaniques et des rayonnements électromagnétiques qui polluent le signal. Pour éviter cela, les transformateurs du 860 sont isolés pat des plaques de néoprène puis placés dans des coffrets métalliques. Le coffret est ensuite vissé sur le châssis. Le transformateur conserve une position «semi-flottante» dans son coffret et ses effets néfastes sont totalement annihilés. Wadia n'a pas hésité à développer un châssis totalement révolutionnaire. Construit uniquement à l'aide d'aluminium usiné dans la masse, celui-ci est si complexe que son ajustage requiert une dextérité étonnante. Une fois assemblé, il est difficile de croire que le 860 n'est pas taillé d'une seule pièce. Ce châssis offre une remarquable intégrité mécanique, protégeant ainsi la sensible électronique des phénomènes vibratoires qui pourraient affecter sa performance. En outre, ce coffret se comporte comme un excellent rempart contre les interférences de radiofréquences. Ce coffret signe maintenant le look Wadia de façon indéfectible.
EcouteQu'on le reconnaisse ou non, Wadia a toujours été un constructeur de tout premier rang lorsque l'on aborde le délicat terraindes sources numériques, en l'occurrence des lecteurs de disques compacts. Je crois même me rappeler que l'ensemble 2000, il y a à peine sept ans de cela, s'inscrivait comme la meilleure source numérique de l'époque, détrônant sans peine les Accuphase DP80 et DC81, Luxman DP07 et DA07 et autres productions japonaises. Wadia fut réellement le pionnier du numérique de très haute performance et aujourd'hui, quand on écoute un Wadia, le poids de cet héritage est écrasant. Certes, l'emballage a changé, mais comme dirait Led Zeppelin, «The song remains thesame». Cette marque est la première à avoir élevé le débat, et ce de manière considérable, en cherchant à multiplier la puissance de calcul des convertisseurs pour améliorer les performances des lecteurs de CD. Cette approche très «informatique» lui a d'ailleurs été assez reprochée, mais elle a aujourd'hui largement fait ses preuves. Tout le monde sait très bien maintenant que pour faire un bon lecteur de CD, les petites bidouilles si savantes soient-elles ne donnent rien de satisfaisant. Pour faire un bon lecteur de CD, on ne bricole pas une base connue, mais on part d'une feuille blanche. Pour faire un bon lecteur de CD, il faut un bon bagage technique et du talent, c'est pourquoi on en entend d'ailleurs si peu. Enfin, pour faire un bon lecteur de CD, il faut bien sûr regarder vers l'avenir tout en restant pragmatique et cesser d'agiter les nouveaux standards comme le remède à tous les maux. Bref, tout cela explique pourquoi le 860 est un lecteur d'exception. Certes, cet appareil dont l'architecture ultra-sophistiquée répond à des exigences techniques très particulières, ne laisse pas la place à la fantaisie et ne propose aucun gadget rigolo. J'oserais même dire que sa création est avant tout le fruit du bon sens le plus élémentaire. Toujours est-il que, à l'écoute, il ne faut pas trois secondes pour comprendre que cet appareil fait très mal.
Le 860 chasse délibérément sur les terres d'éléments séparés beaucoup plus chers tout en restant plus pratique et plus compact. Sur le plan des performances stricto sensu, on ne peut débuter la description des états de service du 860 sans évoquer sa sidérante bande passante. Le grave est proprement abyssal. En outre, il se caractérise par une infinie variété de facettes sonores. D'habitude la restitution du grave est toujours un peu monolithique. Celui du 860 combine avantageusement la force, l'impact et la précision. Si ça cogne sur le disque, ça cogne dans la salle d'écoute. : Mais surtout, on peut aisément identifier les notes graves, suivre la mélodie d'une ligne de basse même si elle est couverte par d'autres sources musicales. La restitution du médium est tout aussi | subtile et variée. Ce registre présente une superbe expressivité. Le 860 démêle les fils des messages les plus complexes avec une grande aisance. Sa palette harmonique est vaste. Il ne résume pas la phrase musicale à une série de notes juxtaposées, préférant apporter du liant entre les notes. Sa restitution repose sur une base solide, sur un fondement inébranlable. Bien sûr, son équilibre tonal est très clair. On ne renie pas sa famille... Mais bien que très affûté, le son du Wadia reste doux et réaliste. L'aigu, très caractéristique de la marque, offre une extension impressionnante tout en conservant une belle finesse et une certaine onctuosité particulièrement agréable. Globalement, sur le plan des timbres, le 860 marque vraiment des points par rapport à son éminent cadet, le 850. La restitution gagne en plénitude, les notes ont plus de poids, leur enveloppe corporelle s'avère plus dense. On note un grain inattendu qui confère à la musique une charpente et une présence bien supérieures. Cela se sent aussi dès que l'on aborde l'image tridimensionnelle. Avec le 860, on accède à un niveau de cohérence spatiale qui fait parfois froid dans le dos. La hiérarchie des plans sonores est bien sûr excellente. Mais si l'étagement s'effectue avec beaucoup de soin, c'est surtout la ponctualité des sources qui est saisissante. Là, le doute n'est plus permis. Le 860 restitue les ambiances et les volumes de façon inhabituellement adulte pour une simple machine. D'ordinaire, c'est plutôt l'apanage de la performance «live».
VERDICT Le Wadia 860 est un peu l'incarnation du lecteur de CD intégré idéal. Il est beau, construit de façon absolument magistrale, extrêmement pratique, complètement évolutif et superbement musical. En plus, maintenant, on peut envisager sans problèmes de le coupler directement à un amplificateur de puissance sans hypothéquer le moins du monde la qualité de sa restitution sonore. Pour toutes ces raisons, le Wadia 860 apparaît aujourd'hui dans son créneau de prix comme une référence incontournable qu'il sera très difficile de dépasser.
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