CD-DVD-SACD
Cobalt 307 Dac |
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Depuis 2 ans, les câbles hellskey hifi vous apportent des progrés significatifs sur votre installation hifi. Liaisons asymétriques,symétriques, câbles secteurs et haut-parleurs.
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| Cobalt 307 Dac |
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Un extrait de hifi magazine de 1995 sur un Dac assez performant pour l'époque. COBALT 307 QUI A DIT QUE LES PRODUITS AMÉRICAINS ÉTAIENT CHERS ? VOICI, En France peu de gens connaissent la marque américaine Thêta. Mais, aux Etats-Unis, son pays d'origine, ce constructeur remporte un important succès. Thêta est probablement l'un des spécialistes du numérique les plus cotés, à l'instar de Wadia. Mais, contrairement à beaucoup de marques qui se cantonnent dans le haut de gamme, Thêta a décidé de lancer une offensive dans le domaine du matériel d'entrée de gamme.
![]() Petit mais costaud. Dans cet espace réduit, le Cobalt 307 possède tout de même deux transformateurs d'alimentation et une électronique de pointe. Une magnifique façade, deux jolis yeux bleus, c'est d'abord avec ces armes que le Cobalt 307 débute son opération séduction.
A acheter d'occasion évidement...
A ceux qui affirment que les Etats-Unis ne sont pas concurrentiels sur ce segment de marché, Thêta tient sa réponse toute prête. En créant Cobalt, elle a pensé qu'on pouvait obtenir des performances de haut niveau sans pour autant devoir sacrifier aux fonctions utiles, à l'esthétique et à la fiabilité. Bien sûr, contrairement aux gros modèles de la marque, Cobalt n'est pas un produit artisanal. Le but est de fabriquer des appareils de qualité et les meilleurs dans leur catégorie. Ainsi le convertisseur Cobalt 307 combine les avantages d'un développement optimal bénéficiant du grand savoir-faire de Thêta et d'une fabrication de type industriel. Le Cobalt 307 est un appareil paradoxal. Il est discret, mais il sait tout de même se faire remarquer. Ne serait-ce que par sa magnifique façade en aluminium brossé noir d'un centimètre d'épaisseur, ou par ses deux jolies diodes bleues, ou encore, par sa taille minuscule qui lui permet de se glisser partout et qui relègue les autres appareils au rang de grosses boîtes dénuées de grâce. Bref, on ne sait pas pourquoi, mais le Cobalt 307 fait de l'effet. En face avant, un petit sélecteur permet de choisir par quel biais relier le Cobalt 307 au transport considéré (par un câble coaxial ou une fibre optique). La deuxième petite touche inverse la phase absolue. A l'arrière, c'est la simplicité même. Deux entrées sont disponibles : une prise Cinch et une prise optique. La sortie se fait par deux autres Cinch. Et, chose moins courante, on note la présence d'une sortie numérique via la prise Cinch. Cela peut être très utile pour réorienter un signal vers un enregistreur numérique, tel un DAT, un DCC ou un MiniDisc. Trois pieds assurent une parfaite stabilité au Cobalt et lui permettent, aux dires d'habiles physiciens, d'évacuer plus efficacement ses vibrations. L'intérieur est fort bien réalisé. Manifestement, il n'y a guère eu d'économie effectuée sur la qualité des composants. Tous les ingrédients nécessaires à une exquise musicalité sont présents : double alimentation, étage de sortie de qualité, convertisseur trié, composants discrets... ■ ECOUTE Ce n'est pas parce que le Cobalt 307 est proposé à un prix d'ami qu'il ne faut rien faire pour l'utiliser au mieux de ses possibilités. C'est un véritable produit haut de gamme qui mérite les meilleurs égards. Le Cobalt 307 peut donc être associé sans rougir à des transports CD de haute volée. Thêta en propose plusieurs, mais le prix du Basic, le plus petit de la gamme, reste relativement élevé. Si vous désirez rester dans des franges tarifaires plus douces, optez pour le Teac VRDS-T1, un appareil talentueux et assez bon marché. Attention aussi au câble numérique qui le relie au transport. Le Cobalt 307 s'accommodera de préférence d'un modèle très clair, tel un XLO, un Transparent ou un M.I.T. Si vos finances vous le permettent, offrez-lui donc également un bon câble secteur, il ne s'en portera que mieux. Une fois toutes ces conditions remplies, et en ayant garde de le placer sur un support stable et rigide, cet appareil lilliputien s'appliquera à vous démontrer que contrairement à sa taille, c'est un grand produit. D'emblée ce convertisseur étonne par la densité de sa restitution sonore. Il propose des sonorités charnues et particulièrement dynamiques. Le son est plein et très matérialisé. La rythmique est toujours soutenue avec une belle maîtrise et globalement, on est vite bluffé par son punch incroyable. Le grave est ferme, particulièrement dense, mais tout en conservant une très belle lisibilité. Le médium chante très bien. Il est précis et cependant, il ne noie jamais l'auditeur sous une avalanche de détails arrivant de toute part. En fait, cet appareil combine deux qualités qui d'ordinaire sont plutôt contradictoires. Il arrive, en effet, à être à la fois très chaud et très propre. Mais, il se garde bien de faire rimer chaleur avec mollesse. C'est donc un cocktail joliment réussi. Le Cobalt 307 affirme toujours sa présence avec un aplomb certain. Il n'a pas son pareil pour donner corps à la musique. De ce côté, il affiche une indéniable parenté avec le convertisseur Sicomin. Le Cobalt 307 a clairement choisi son camp. Il s'agit d'un appareil délibérément humain qui rend la musique réellement palpable et vivante. Il dévoile une palette harmonique étonnamment fournie et subtile. Ainsi, la couleur tonale si particulière d'un violon ancien ou d'un clavecin est parfaitement respectée. Les timbres sont élégants, feutrés, mais jamais enrobés ou surchargés. L'image stéréophonique se caractérise surtout par sa largeur et son aération. Elle est nettement dessinée et dépasse très largement la limite des enceintes et même sur certains disques, le cadre de la pièce d'écoute. Un tel concert de louanges va certainement surprendre les esprits retors qui s'interrogeront sur les défauts du Cobalt 307. Eh bien ici, il est assez difficile de parler de défauts à proprement parler car nous sommes face à un parti pris sonore. Le constructeur a délibérément choisi d'emprunter des chemins de traverse, de s'éloigner du schéma classique. Et pour le mélomane converti à la cause du Cobalt 307, ces soi-disant défauts ne seront que les preuves de son engagement. Alors c'est sûr, on pourra souhaiter plus de profondeur à la scène sonore, plus de transparence sur l'étendue de la bande passante et une infime touche de lumière supplémentaire pour illuminer les fréquences élevées. Seulement, en changeant le comportement du Cobalt 307 ne serait-ce que d'un iota, on prend le risque de rompre cet équilibre quasiment miraculeux et de le priver de sa plus grande qualité : son charme. Alors, de grâce monsieur Thêta, ne touchez à rien car ce serait vraiment dommage. On n'a pas tous les jours la chance de tomber sur un phénomène aussi attachant. ■ CONCLUSION Pour une surprise, c'est une surprise ! Le Cobalt 307 fait une entrée fracassante sur le marché des convertisseurs à moins de dix mille francs. Cet appareil va indéniablement donner envie aux mélomanes difficiles d'aller écouter les gros modèles Thêta. Néanmoins si vos deniers sont comptés et que vous aimer une restitution vivante, enlevée, vive, sensuelle, enjouée, bref en un mot, humaine, mettez le Cobalt 307 sur la liste de vos prochaines dépenses. |
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